Le Figaro (11 Février 2009, Théâtre de Nesle)
"Six pièces de Courteline en un spectacle sans vrai fil conducteur mais avec un ton et un esprit qui servent d'unité. La Peur des Coups, Badin, Le Commissaire est Bon Enfant... Des titres d'oeuvres que tout le monde connaît mais qu'on a pas nécessairement vus. C'est l'occasion. Courteline a quelque chose d’assez moderne sur la société (Une Lettre chargée qui fait penser à Dubillard ou le Gora sont vraiment très drôles), et ainsi mises en scène dans la simplicité et le respect du texte et des personnages, on éprouve un vif plaisir. Et puis les jeunes comédiens sont vraiment très bien." Jean-Luc JeenerLa Provence (24 juillet 2009, Avignon OFF 2009, Théâtre du Bourg-Neuf)
"6 pièces en un acte pour dépeindre, critiquer devrait-on dire, les moeurs du 19è siècle: du Courteline classique mais efficace. S'appuyant sur ses propres expériences comme employé au ministère des Cultes ou dans l'armée, Courteline retrace les petites comédies humaines, ces petites scènes de la vie quotidienne qui oscillent entre le comique et le pathétique. Ses cibles privilégiées? Les fonctionnaires tatillons (les ronds-de-cuir) et la bourgeoisie parisienne.
La première pièce,
La Lettre Chargée, n'a pas pris une ride. Un commis du ministère est confronté à un employé des postes buté, que le bon sens et la logique n'écarte pas du sacro-saint-règlement. Ou quand l'absurdité d'un comportement en devient risible.
Autre pièce intimement liée à l'oeuvre de l'auteur,
La Voiture Versée, dans laquelle un couple d'escrocs parisiens piège un jeune provincial naïf.
Six pièces et six histoires sympathiques, toujours d'actualité et servies par la solide interprétation des jeunes comédiens." Jean-Michel de Marchi
La Marseillaise (24 Juillet 2010, Avignon OFF 2010, Théâtre du Palais-Royal)
" Ce spectacle de Courteline présente à chacune des six pièces un nouvel aspect de l'humanité, de l'absurdité et de la comédie qui font la vie quotidienne des personnages. Toutes les émotions et les folies humaines, petites et grandes, humbles ou bien extraordinaires, s'y trouvent à volonté: les frustrations, l'obstination, la passion, la causticité, l'amour, la supercherie et bien sûr, les fonctionnaires. Le tempo rapide et une mise en scène habile, dynamique, mais toutefois discrète, vous tiennent en haleine en l'attente de l'instant révélateur: chacune de ces courtes vignettes atteint l'apogée comique avec le "punch line". Dans un discours qui nous interpelle dans une certaine camaraderie avec l'esprit et l'état humains, Courteline nous fait part des observations amusantes et perspicaces qui l'ont inspiré et formé. Les jeunes acteurs, débordants d'énergie et d'enthousiasme professionnels, nous font passer un très bon moment, peut-être même un peu court: on en sort heureux, mais avec l'impression qu'il reste beaucoup plus encore à découvrir dans le style fin, comique, et très sympathique de Courteline." A. Lane-Spollen
Vaucluse Matin (19 Juillet 2010, Avignon OFF 2010, Théâtre du Palais-Royal)
"Ce spectacle est une petite perle dans un véritable écrin! Pour ceux qui ne connaissent pas encore Georges Courteline, c'est l'occasion de le découvrir et de rire de bon coeur avec lui des travers de la société de son époque. Denis Souppe signe la mise en scène, sobre et adéquate, de cette compilation de 6 comédies en un acte, portées à merveille par 4 jeunes acteurs talentueux. Passant tour à tour du directeur à l'employé, de la femme calculatrice à la bécasse, pour recréer et moquer l'univers de la Belle Epoque, ils nous offrent des personnages et des scènes de la vie quotidienne et du monde du travail. Les fonctionnaires des PTT ou de la police et les incohérences de l'administration, les maris trompés, les femmes infidèles ou niaises, les petits bourgeois... tout y passe, pour notre plus grand plaisir. Un bon remède contre la déprime! " Marie-Félicia Albert
L'Effeuille du OFF (Juillet 2010, Avignon OFF 2010, Théâtre du Palais-Royal)
" Du pur théâtre, drôle, vif et précis.
Il arrive souvent, quand on se trouve face à quelqu'un de brillant, de se sentir con. Mais il arrive parfois, toujours devant une personne brillante de se sentir soi-même brillant, et Dieu sait si c'est agréable. C'est un peu cette émotion que j'ai éprouvée en regardant "Chapeau Melon et Ronds-de-Cuir". Mon esprit parfois volatile s'est fait capturer et je me suis senti complice de leur raffinement du début jusqu'à la fin.
Quelle agréable sensation, n'est-ce pas, que celle d'entendre parfaitement un texte classique? On imagine tout le travail que l'équipe a dû accomplir et on s'en délecte. Mais attention: ce travail disparaît derrière ce qui nous semble être un amusement léger. Et c'est cette apparente simplicité, cette évidence, qui nous fait tout comprendre, tout entendre, nous rendant complice et nous renvoyant, du même coup, une bonne image de nous-même.
Et pour cause: la compagnie la Voix des Plumes a su sculpter son travail de la même façon que Courteline a ciselé ses textes. Rien n'est laissé au hasard. Chaque mouvement répond à une idée précise et dégage une énergie qui raconte l'histoire. Divin, à l'image des quatre comédiens, aussi excellents que singuliers. Résultat: on ressort de là avec l'envie profonde de découvrir leurs talents, ailleurs, dans d'autres univers.
Denis Souppe, metteur en scène aguérri, y est pour beaucoup. En allant toujours à l'essentiel, celui-ci n'hésite pas à laisser un comédien plusieurs minutes de dos afin de concentrer le spectateur sur l'autre personnage, qui se trouve, lui, pour le coup, bien de face. Procédé on ne peut plus simple, mais pas moins osé.
Idem pour la scénographie, exemple de sobriété et d'efficacité: le décor sert à six tableaux. Un canapé, une table, un meuble, il n'en faut pas plus pour recréer un appartement, un commissariat ou un bureau de poste. Car nous avons affaire ici à six pièces courtes. Ce format atypique change de l'ordinaire et ça fait du bien.
Chaque pièce n'essaye pas de faire rire, elle fait rire. Non seulement parce que le texte est génialement drôle mais aussi grâce à la mise en scène directe, et au jeu subtil des acteurs, lesquels inteprètent avec brio plusieurs personnages truculents évoluant dans un quotidien risible. Et c'est justement ce quotidien que Courteline dépeint à travers son texte. Quotidien dont il se moque, certes, mais tooujours avec tendresse et respect. C'est là tout le secret de son style."
Louis Savoyen
La Revue du spectacle (9 décembre 2008, Théâtre de Nesle)
"
Je suis récemment allée au Théâtre de Nesle
où j'ai vu six pièces en un acte de Courteline.
Je souhaiterais promouvoir ce spectacle parce que ces œuvres sont
rarement jouées. Alors j'y suis allée au nom de revue-spectacles et ai
écrit quelques mots dessus. Les voici. L’univers
de Courteline ne s’apparente à aucun autre, en
particulier si on le resitue dans le contexte d’un XIXème
siècle gouverné par la bourgeoisie bien-pensante, car c’est justement
cette honnête classe de fonctionnaires, de « ronds-de-cuir »,
qui est ici parodiée, fustigée, dénoncée. Entre un Monsieur Badin qui
exprime sa souffrance de vivre dans la crainte du renvoi parce qu’il
passe ses journées à la brasserie, « embêté » qu’il est par la
perspective d’aller au bureau, un Monsieur Ratcuit qui reconnaît
formellement l’homme du monde qu’il a rencontré, mais lui réclame ses
papiers pour lui remettre une lettre, et un commissaire qui fait marcher
rondement ses affaires, il devient difficile de distinguer les fous des
hommes sains. La vie privée n’est pas en reste, avec notamment « la
peur des coups », qui met en scène un homme fou de jalousie,
soit-disant prêt à se battre avec son adversaire, mais qui se montre
d’une redoutable lâcheté dès qu’il s’agit de mettre son projet à
exécution.
La compagnie La voix des
plumes redonne ainsi vie à six pièces en un acte, permettant de
redécouvrir ces textes pleins de verve, d’une maîtrise parfaite, ces
pépinières de répliques d’anthologie, hélas trop rarement jouées. La
troupe de jeunes comédiens mène le spectacle tambour battant, avec
cependant une très légère distanciation qui confère sa profondeur au
spectacle. La mise en scène équilibrée, ne sombrant ni dans le jeunisme à
tout prix, ni dans la plate reconstitution historique conserve un juste
milieu qui nous montre que les pièces de Courteline,
bien que centenaires, sont encore aujourd’hui, deux guerres mondiales et
l’avènement d’Internet après, d’une brûlante et troublante actualité.
Un patrimoine comique à découvrir ou à redécouvrir." Frédérique Michel
Lexnews "Denis Souppe a réussi avec l'aide de ses 4 acteurs à nous maintenir en haleine de bout en bout. Une situation simple, un jeu juste, pour six pièces en un seul acte portées à merveille par ces jeunes acteurs au véritable potentiel. Une belle prestation, une belle soirée, à la portée de tous!"
Accel(Association des Collectivités pour la Culture les Echanges et les Loisirs) "Six courtes pièces de Courteline, menées tambour battant par une jeune troupe de talent. Spectacle très amusant et dynamique. A voir pour tout public adulte et adolescent."